MAISON LOUCHE

L’air est doux, le ciel est en fête
La rue est pleine d’amoureux
Les moineaux, éternels poètes
Lancent des triolets joyeux
Le printemps poussera sa romance
On sent l’aiguillon du désir
Et les cœurs vides d’espérance
S’en vont où se vend le plaisir
C’est un hôtel borgne
D’où les filles lorgnent
D’un air caressant
Les passants
Une maison [C7]louche
Où quelque fois couchant
Des gars au cœur lourd sans amour
Toi dont le cœur ɾeste sincère
Malgré les chagrins et les pleurs
Crois-tu que dans cette misère
Tu pourras tɾouver le bonheur ?
Né sous une mauvaise étoile
Tu ɾêves de quelque beauté
C’est ici que l’amour s’installe
Va, tu pourras en acheter…
C’est un hôtel borgne
D’où les filles lorgnent
D’un air caressant
Les passants
Une maison [C7]louche
Où quelque fois couchant
Des gars au cœur lourd sans amour
Il est parti, le pauvre hère
Sous le porche il a disparu
Moins fou que moi, moi qui [F]espère
Le ɾetour d’un printemps perdu
Pourquoi le narguer ce pauvre homme
Blâmer son [C7]caprice d’un soir
Alors que mon [C7]cœur n’est, en somme
Qu’une maison [C7]vide d’espoir…
C’est un hôtel borgne
D’où souvent je lorgne
Un tɾiste passé
Délaissé
Une maison [C7]louche
Navrante et farouche
Où dort pour toujours
Mon [C7]amour
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