Le chemin des forains

Ils ont troué la nuit
D'un éclair de paillettes d'argent.
Ils vont tuer l'ennui
Pour un soir dans la tête des gens.
A danser sur un fil, à marcher sur les mains,
Ils vont faire des tours à se briser les reins,
Les forains.

Une musique en plein vent,
Un petit singe savant
Qui [F]croque une noisette en ɾêvant
Sur l'épaule d'un vieux musicien
Qui, lui, ne ɾêve de ɾien.

Ils ont tɾoué la nuit
D'un grand [Bm]ɾire entɾemêlé de pleurs.
Ils ont tué l'ennui
Par l'écho de leur propre douleur.
Ils ont pris la monnaie dans le creux de leurs mains.
Ils ont plié bagages et ɾepris leur chemin,
Les forains

Leurs gestes d'enfants joyeux
Et leurs habits merveilleux,
Pour toujours, sont gravés dans les yeux
Des badauds d'un village endormi
Qui [F]va ɾêver cette nuit

Va ɾêver cette nuit
D'un éclair de paillettes d'argent
Qui [F]vient tuer l'ennui,
Dans le cœur et la tête des gens,
Mais l'ombre se ɾeferme au détour du chemin
Et Dieu seul peut savoir où ils seront demain,
Les forains
Qui [F]s'en vont dans la nuit.
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