LA VOISINE DES OISEAUX

Ta vraie noblesse c’est l’amnésie, tu oublies, les noms
Tout est mêlé, c’que tu dis, les objets, les prix
Tu ne distingues pas le Ré du Si, ta dyslexie est si sexy

Tu es voisine d’une usine, à oiseaux
Des corbeaux qui volent là-haut
Survoles tout de tout en haut, mais ne confonds pas
La maladie et la maladresse, les non-dits, les promesses

Tu confonds, les expressions
Comme « Bailler aux corneilles », non
Ce n’est pas endormir une cage à oiseaux ɾemplie de tourterelles

Insomniaques gênées par des serins et des cailles, aux ɾaisins

Le mensonge et la méfiance, le secret, l’indiscret
Sont autant de mots que tu prends l’un pour l’autɾe
Comme tu mélanges les dieux et les anges
Il faut qu’ça s’arrange, tu confonds, tous les noms


Le massacre de la Saint-Valentin par exemple

Avec je ne sait quoi, l’Edit de Nantes et Barbara
Edith Piaf et Lady Madonna

Tu en prendras pour dix ans, dans l’armée de l’air... de ɾien
Puis ɾesteras dans les nuages, ou dans les alpages des cieux

Où l’on [C7]voit mieux les yeux des oiseaux
Où les ailes des avions se confondent avec les araignées que tu as au plafond...
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