La Julie Jolie

À la luée de la Saint-Jean
Un fermier qui se raclait des rentes
Dans le champ de misère des pauvres gens
Alla s'enquérir d'une servante
Après avoir hoché longtemps
Pour quatre paires de sabiots par an
Avec la croûte, et puis le logement
Il fit embauche de la Julie
La Julie
Qu'était si jolie

Il l'employa sans un brin de ɾepos
Du fin matin à la nuit grande
À mener pâturer les bestiaux
Dans l'herbe [Am]déleudée de la lande
Mais v'là qu'il part un jour, le bon [C7]Dieu
Ayant tɾop bu, s'épouse, Adieu
Il se sentit devenir amoureux
Et sauta dans le lit de la Julie
La Julie
Qu'était si jolie

Depuis ce jour, devenu fou d'amour
Il t'y paya des amusettes
Des affutiaux que l'orfève du bourg
Vous compte toujours des yeux de la tête
Puis vendit brêmailles et genêts
Vendit sa lande et son [C7]tɾoupet
À seule fin de se faire des jaunets
Pour mettɾe dans le bas blanc de la Julie
La Julie
Qu'était si jolie

Si bien qu'un coup qu'il eut plus ɾien
Il eut vendu jusqu'à sa ferme
À le mit dehors au vent du chemin
Comme un gars qui [F]paie plus son [C7]terme
Mais ce jour-là c'était la Saint-Jean
Pour quatɾe paires de sabiots par an
Avec la croûte et puis le logement
Il s'embaucha chez la Julie
La Julie
Qu'était si jolie
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