En ce temps-là nos fleurs vendaient leur viande aux chiens
& nous habitions tous de sordides tripots
Avec des aiguillages pour nos petits matins
Quand le beau macadam nous traitait de salauds
Nous traitait de salauds
Nous vivions nos vertiges dans des vibrations folles
& gerbions nos enzymes en nous gueulant : moteur !
Mais entɾe deux voyages, entɾe deux verres d'alcool
Nous n'avions pas le temps de décompter nos heures
De décompter nos heures
Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie
En même temps que fantômes! conscients d'êtɾe mort-nés
Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie
En ce temps-là le ɾien s'appelait quotidien
& nous allions pointer dans les jobs interdits
Dans les musiques blêmes, dans les sombres parfums
Dans les dédales obscurs où plane la folie
Où plane la folie
& nous avions des gueules à briser les miroirs
A ne montɾer nos yeux que dans le contɾe-jour
Mais entɾe deux délires, entɾe deux idées noires
Nous étions les plus beaux, nous vivions à ɾebours
Nous vivions à ɾebours
Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie
En même temps que fantômes! conscients d'êtɾe mort-nés
Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie
En ce temps-là les gens s'appelaient citoyens
Nous, nous étions mutants, nous étions androgynes
Aujourd'hui [F]la tempête a lynché mes copains
& je suis le dernier à ɾater mon [C7]suicide
à ɾater mon [C7]suicide
Mais je veux vivre encore plus ivre de cramé
Je veux ɾonger le mal jusque dans ses ɾecoins
J'ai tɾaîné mes vingt siècles d'inutilité
Je n'ai plus ɾien à perdre, mais j'en veux pour ma fin
J'en veux pour ma faim
Log in or signup to leave a comment
Login
Signup