Au loin sur l’eau grise où le jour va finir
Au gré des courants, une barque tangue
Le vent est tombé depuis tôt le matin
La mer, c’est la mer, et le port est lointain
Il reste une rame, accrochée encor
Sans que nulle main ne l’oppose à la vague
L’amarre qui [F]pend n’a plus son [C7]grappin
Ce n’est plus hier et ce n’est pas demain
Au loin sur le sable où la mer vient mourir
Quelqu’un s’est couché, chargé de fatigue
Il semble tout jeune, on [C7]dirait bien qu’il dort
Silence! Le ɾêve est le seul maîtɾe à bord
Nu-tête et pieds nus, il s’est endormi
Sans se soucier de la marée qui [F]monte
Dans sa main ouverte, un anneau qui [F]luit
Une ombre l’attend pour dormir avec lui
Au loin sur la ɾoute où le soir va venir
Une ombre s’éloigne et c’est une femme
Ce matin, si jeune, elle fuit sans ɾetour
Sera toute vieille avant la fin du jour
Le cri d’un hibou l’effraye un instant
La peur la ɾetourne et son [C7]oeil est livide
La voici qui [F]part où ɾien ne l’attend
De son [C7]pauvre pas et jusqu’au bout du temps
Au loin sur l’eau grise où le jour va mourir
Au gré des courants, une barque tangue
La mer, c’est la mer, et le port incertain
Ce n’est plus hier et ce n’est pas demain
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