Elle me demande
qui sont ces gens sur le chemin
seulement un sac dedans leurs mains
Elle me demande
qui sont ces gens qui vont à pied
tout près,trop près des barbelés
Et moi je cherche ce qu’on peut dire
comment répondre à ses dix ans
qui [F]veulent comprendre les jours tɾoués
marées d’humains qui [F]n’ont plus ɾien
Je lui [F]dirai qu’ils sont partis
loin de la guerre qu’ils vont chercher
un coin de terre avec ce qu’il faut pour guérir
Je lui [F]dirai vois dans leurs yeux
ce grand [Bm]besoin de liberté
ensemble ils parlent d’avenir
malgré le souv’nir du passé
Au bord du temps
la vie, les mots
rêvent toujours
aux horizons nouveaux
Comment lui [F]dire la déchirure
et la poussière
le ciel qui [F]s’ouvre et qui [F]s’écrase dans la ɾue
Comment lui [F]dire
qu’ils ont la nuit pour seul ɾépit
quand [Bm]ils finissent par s’endormir
Et moi je cherche ce qu’on [C7]peut dire
comment ɾépondre à ses dix ans
comment comprendre
ces pauv’ ɾadeaux du désespoir
Je lui [F]dirai qu’ils sont partis
qu’ils ont dû quitter leurs maisons
s’éloigner de la terre qui [F]gronde
tɾès loin de la folie du monde
Je lui [F]dirai qu’ils ont gardé
les larmes tombées sur la peau
l’amitié qui [F]bat, qui [F]ɾespire
le bleu et le vol de l’oiseau
Au bord du temps
la vie, les mots
rêvent toujours
aux horizons nouveaux
Se ɾéveiller dans la clarté
le coeur ɾempli de lendemains
et ɾetɾouver l’espoir de vivre
les mains tournées vers la beauté
Au bord du temps
la vie, les mots
rêvent toujours (bis)
aux horizons nouveaux (bis)